117e décès dans la résistance carcérale de Turquie

Un 117e héros dénommé Selami Kurnaz piétine la mort.

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Une Grande Résistance que même le temps n’a pas érodé Une 117e vie dans le jeûne de la mort: Selami KURNAZ Engagé dans la plus grande résistance contre l’isolement carcéral de l’histoire, notre camarade Selami KURNAZ vient d’écrire son nom aujourd’hui, 12 août, dans le livre des héros immortels. La résistance du jeûne de la mort qui a commencé le 20 octobre 2000 n’a pu être émoussée ni par les massacres et la répresssion, ni par la corruption, ni même -ceci est le plus important- par le TEMPS. Au cours de ce jeûne de la mort, trois gouvernements et quatre ministres de la justice ont été épuisés, la volonté des prisonniers révolutionnaires qui vivent continuellement nez à nez avec les massacres et la mort n’a fait que s’amplifier. La résistance a commencé en prison puis elle a été relayée hors les murs. Des massacres ont été perpétrés tant dans les prisons qu’à l’extérieur, visant des grévistes de la faim. Les résistants du dehors se sont sacrifiés pour les résistants du dedans et vice versa. Cet esprit de dévouement et cet altruisme sont venus s’ajouter au patrimoine mondial de la révolution. Dans cette résistance, 117 personnes ont perdu la vie. Près de 600 personnes ont été mutilés par la médicalisation forcée alors qu’ils observaient leur jeûne. L’Etat en a fait de véritables morts vivants. En ce moment, c’est la 11e équipe de volontaires du jeûne de la mort qui endosse la résistance. Selami était le seul survivant de la 10e équipe de volontaires. Etant demeuré seul à résister, le 25 juillet dernier, une 11e équipe de volontaires le rejoint dans ce long marathon. C’est ainsi, avec la conscience tranquille, que Selami a piétiné la mort avec résolution, pour la liberté du peuple et l’indépendance de la patrie. Isolement pour les prisonniers Listes noires pour les organisations politiques Embargos, guerres et occupation pour les pays souverains La Grande Résistance des prisonniers révolutionnaires qui se poursuit sans faiblir est aujourd’hui l’une des plus grandes barrières à la politique de l’impérialisme. Alors qu’il s’attaque aux prisonniers révolutionnaires par l’isolement carcéral, l’impérialisme s’attaque aux organisations révolutionnaires par les Listes Noires et aux pays souverains par les embargos, les guerres et l’occupation. Par cette stratégie tricéphale, l’impérialisme espère régner sur le monde. Que ce soit la soumission des prisonniers révolutionnaires à travers les prisons de type F en Turquie, l’élimination du droit d’organisation et de résistance des peuples à travers les listes noires, la capitulation de Cuba aux yankees ou l’annexion de l’Irak et sa constitution en un Etat des USA, cela aboutit au même résultat: la défaite des peuples. A fortiori, chaque cri de résistance de l’un de nos martyrs en prison de type F, chaque acte de résistance posée par les organisations révolutionnaires, chaque cartouche tirée sur les occupants en Afghanistan et en Irak, c’est-à-dire chaque victoire emportée par un peuple à la même valeur morale. L’agression est globale. La résistance se développe également à l’échelle globale. C’est avec cette conscience que nos martys du Jeûne bravent la mort avec désinvolture et zèle. Ils conçoivent leur sacrifice comme une mission révolutionnaire internationale. Non-capitulation et tradition de résistance inconditionnelle Tout le monde a beaucoup à apprendre de cette résistance. Ce qui ne reconnaissent ou qui ne prônent pas le jeûne de la mort comme une méthode de résistance doivent admettre que cette forme de lutte est l’expression d’une non-capitulation face aux ennemis du peuple et d’une tradition de résistance inconditionnelle. Aucune organisation ne peut se tirer d’affaire en déclarant: “nous sommes contre ce type de résistance”. Le problème n’est évidemment pas la forme mais le contenu. Aujourd’hui, l’action du jeûne de la mort est interdite en Turquie. Les autorités ont ainsi légalement ôté le droit de résistance des personnes subissant une répression systématique. L’Etat espère ainsi pouvoir en finir avec la résistance. Face à cela, les volontaires de la 10e équipe du jeûne de la mort s’étaient un à un immolés par le feu pour défendre leur droit sacré et inaliénable de résistance et pour empêcher la torture de la médicalisation forcée auxquels ils étaient confrontés. Six volontaires de la 10e équipe des grévistes ont ainsi ponctué leur résistance. Par leur sacrifice, ils ont démontré qu’aucune loi ne pouvait entraver la résistance. Cette tradition de résistance intransigeante a été créée par les peuples et systématisée par la classe ouvrière à travers des milliers d’expériences de lutte. C’est cette opiniâtreté qui, à Stalingrad, au Vietnam et en Irak a permis et nous permet encore d’obtenir des victoires contre les agresseurs et les occupants. La résistance carcérale de Turquie fait partie du patrimoine de tous les progressistes du monde ! L’Anatolie résiste, Cuba résiste, Nadjaf résiste! Notre tradition de résistance et notre marche révolutionnaire continuent ! Le 12 août 2004 DHKC International

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