Το διεθνές κάλεσμα της ΣΠΦ στα γαλλικά

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Proposition, de la Conspiration des Cellules de Feu


À tous-tes les prisonniers-ères anarchistes :

La prison est le seul pays des prisonniers. D'ici, en-dedans, nous voulons
envoyer nos salutations à nos camarades emprisonné-es aux quatre coins du
monde, ainsi que de mettre en branle une proposition.

Dans le pays des prisonniers, les jours  passent lentement, se suivent et
se ressemblent, alors que partout le béton et l'immense ennui prévalent.
Néanmoins, nos esprits s'évadent parfois et visitent secrètement nos
frères et sœurs emprisonnés-es au Chili, Mexique, en Allemagne, Suisse,
Russie, Danemark et à n'importe quel endroit où il y a des cellules
remplies de gens qui n'ont pas perdu le désir pour la liberté.

Camarades, on vous parle à vous même si nous ne parlons pas la même
langue. On vous voit même si on ne s'est jamais vus face-à-face. Et on
vous sourit même si on ne se connais pas.

L'ennemi croit qu'il peut briser notre morale en nous verrouillant dans
des cellules durant des mois, ou des années. Le pouvoir s'attend de nous
qu'on lui envoie une sorte de déclaration de remords, une renonciation de
l'action directe, une révision de nos valeurs anarchistes.

Mais la seule chose qu'il recevra est notre profond mépris et notre plus
puissante rage. Nous tous qui ont assumé responsabilité pour appartenir à
la première phase de la Conspiration des Cellules de Feu s'attendent à des
peines de plusieurs années -condamnation par un système contre lequel nous
avons déclaré une guerre parce que nous ne toléront pas qu'il gouverne nos
vies.

Nous voulons transformer le procès à venir de la Conspiration des Cellules
de Feu en procès du système.

Par la voie de notre discours et attitude, ce ne sera pas nous qui allons
nous défendre face aux juges, mais eux qui auront à se défendre face à
nous pour les crimes commis par le Pouvoir qu'ils servent.
En même temps, nous voulons attirer l'attention sur la machination
fasciste construite pour nous persécuter à travers la collaboration entre
police, les tribunaux et les médias de masse.

Une machination qui a lancé une campagne anti-anarchiste sans précédents
où le but n'étaient pas seulement notre arrestation, mais aussi la
création d'un climat de terreur bien répandu, où la seule possession de
textes publiés auparavant par des prisonniers anarchistes pourrait mener
directement à un rendez-vous avec le procureur.

Ça a été précédé par les nombreuses détentions; l'émission de mandats
d'arrêt; la publication de photos de ceux de nous qui étaient au large;
des scénarios mis en scène par les médias de masse sur des soi-disant
« connexions entre toutes les organisations de guérilla »; de reportages
sur les « fonds révolutionnaires » et notre participation à des vols de
banques; des analyses « d'experts » des profils psychologiques de chacun-e
de nous; et plusieurs autres schème méthodiques dont l'objectif ut de nous
isoler moralement et de marginaliser la guérilla urbaine anarchiste.
L'État veut rayer de la carte le choix de l'action directe anarchiste
parmi les valeurs tenues par les cercles subversifs.

Il veut peindre l'action direct comme une décision futile qui mène
directement à la prison, et qui ne change rien.
Cependant, quand nous choisissons l'action directe, nous choisissons de
prendre en main nos vies.

À travers l'action directe, nous faisons rupture avec la pensée et les
discours stagnants, nous nions les mouvements qui n'ont pas de colonne
vertébrale, et nous sabotons les horloges de la discipline, créant du
temps et de l'espace libre au sein de l'environnement hostile de la
métropole.
Ici, où les caméras de surveillance enregistrent nos moindres gestes, que
la police uniformisée mémorise nos visages, et les écrans du spectacle
fabriquent nos désirs, nous portons à nouveau nos masques. Nos mains
s'arment de pierres, de Molotovs, de bombes, de pistolets, et nous
déferlons dans les rues à la recherche de liberté.

Ici, même en prison, nous n'oublions jamais ce sentiment, et nous ferons
exactement la même chose encore à la première chance que nous avons.
On ne veut donc pas d'intellectuels, de profs d'université, ou de
n'importe quel autre faussaire connus des cliques élitistes pour nous
défendre dans notre procès.

Qu'est-ce qu'aucun d'eux connaissent de l'aventure de l'action directe et
de ses valeurs?

Qu'ont à dire tous ceux qui  passent toute la journée assis dans le
confort de leurs bureaux, bavardant contre le système, du point avantageux
de leur culture de gauchiste de salon, alors que c'est ce même système qui
les nourrit? Non, laissez-leur avec leurs « sensibilités » et la
culpabilité qu'il ressente de s'être vendus au Pouvoir qui veut nous
illustrer comme de « jeunes impressionables et perturbés ».

Nous ne cherchons pas de la fausse sympathie ou d'autre support de la
Gauche. Loin de là. Nous cherchons des complices dans un crime commun;
celui de la lutte pour l'anarchie et la liberté.

Il ne peut y avoir de lieu plus approprié pour notre recherche que dans
les prisons qui constitue un arrêt obligatoire sur le chemin de plusieurs
camarades anarchistes.

Or, camarades, nous vous présentons cette proposition/invitation...
Dans quelques mois se déroulera un second procès de la Conspiration des
cellules de Feu.

Nous savons déjà qu'ils vont nous inculper, et pas un moment nous allons
faire un seul pas en arrière, non plus que nous n'allons pas baisser nos
têtes et nos voix au profit d'une quelconque « circonstance atténuante ».
Alors il ne peut y avoir de meilleur ou de plus puissant argument en notre
défense que votre propre voix, camarades. C'est d'expressions de
solidarité et d'attaques menées par des groupes d'action directe
anarchistes que nous tirons le courage de regarder nos percécuteurs droit
dans les yeux. Sûrement vous avez senti la même chose, emprisonnés-es dans
d'autres pays et payant le même prix pour notre passion commune pour la
liberté.
Plus spécifiquement, ce à quoi nous pensons et proposons est de publier,
avant le procès, un pamphlet contenant vos paroles internationales de
solidarité dans l'affaire de la Conspiration des cellules de Feu.
En même temps, vu que la solidarité est un concept à double sens pour
nous, nous aimerions si ceux-celles parmi vous veulent contribuer -nous
donnant de la sorte force et support- de l'accompagner avec un texte
d'introduction explicant votre propre cas.

Le pamphlet que nous voulons publier incluera donc des résumés de chacun
de vos cas, portant ainsi votre propre expérience de la lutte à la Grèce à
tous les autres pays où la publication sera distribuée, créant de
nouvelles opportunités d'instiguer des hostilités avec le système qui
s'incriront dans une solidarité internationale.
Ensemble nous allons créer une expérience internationale de luttes qui
excède nos cas spécifiques, car nous ne voyons pas la Conspiration des
cellules de Feu comme une simple carte d'appel pour une organisation. Nous
la voyons comme une façon d'être, décrivant et comprenant le caractère et
la trajectoire de la lutte anarchiste dans laquelle nous nous sommes
tous-tes engagé.

C'est une expérience que nous voulons partager avec vous tous camarades
qui se trouvent prisonniers-ères dans les mains de l'État, et c'est
simultanément une proposition à travers laquelle nous pouvons aussi
accomplir nos expériences à nouveau.

Ça rend par conséquent possible de joindre, parmi les cercles anarchistes
internationaux, un niveau d'unité et de coordination qui n'est pas vague,
mais essentiel.

Le contact entre des camarades de prison à un niveau international
transforme la solidarité en atelier révolutionnaire, révélant les
différentes perceptions qui forment un front d'action anarchiste uni.
Le premier contact entre nous rendra possible la création des
préconditions pour ouvrir un dialogue international entre
prisonniers-ières comme en tant que camarades de l'autre côté des murs de
la prison - dialogue dans lequel les perceptions et les analyses
spécifiques à chaque personne peuvent être discutées, promouvant alors la
coordination d'actions offensives contre l'État. Bien sûr, ça ne veut pas
dire la fusion ou le rejet d'opinions différentes.

Additionnellement, de telles différences ne peuvent et ne doivent être des
obstacles au support mutuel.

Cela veut dire tenter de progresser de la simple sympathy, qui s'est
développée parmi nous à travers les lettres et références textuelles, à la
coordination internationale. C'est de tenter de devenir complices, qui
ensemblent forment l'Internationale Noire de prisonniers anarchistes et
supporter -si désiré- la proposition de nos camarades Italiens concernant
l'expansion et le renforcissement de la Fédération Anarchiste
Informelle/Front Révolutionnaire International.

Les possibles que cet engagement peut ouvrir sont énormes, alors qu'il a à
voir avec un processus d'intensification des hostilités entre anarchistes
révolutionnaires et le système.

Ça vaut la peine d'imaginer la force de quelque chose qui, par exemple,
débute dans les prisons Chiliennes, franchit les frontières, et atterit
dans les cellules en Grèce. Une campagne de solidarité internationale peut
donc être initiée de prison, tout comme par le passé lorsque ce fut pour
supporter le camarade Gabriel Pombo da Silva.

En même temps, la formation d'un réseau autonome de communication entre
prisonniers crée les conditions appropriées pour l'existence d'un flot
d'information permanent concernant ce qui se passe dans chaque prison, des
conditions d'emprisonnement, de procès à venir, de sentences potentielles,
et éventuellement la préparation d'un plan de contre-attaque par les
camarades hors de prison.

Pour chaque camarade incarcéré, pour chaque mesure disciplinaire, pour
chaque lettre ou visite  prohibée, pour chaque transfert vindicateur :
aucun guarde, aucune embassade, et aucun officier de police ne devrait se
sentir en sécurité. Quand les prisonniers ont le potentiel de communiquer
de leurs mains, partout il y aura des camarades déterminés qui répondront
avec l'action, le sabotage et le feu.

Nous considérons la proposition de diffuser les Mots Internationatinaux de
la Solidarité avec le pamphlet de la Conspiration des cellules de Feu
comme étant un premier pas dans cette direction.
Il y aura certes plusieurs autres étapes à venir, mais à ce point-ci il ne
s'agit que de commencer.

Pour conclure, nous saluons et nous tenons au côté -avec nos pensées comme
avec notre coeur- des camarades Chiliens inculpés dans l'Affaire des
Bombes et aussi de la camarade Tamara, qui fait face à la persécution de
l'État pour avoir envoyé une lettre piégée.

Des prisons en Grèce, nous envoyons des signaux de fumée à Monica
Caballero, Andrea Urzua, El Viejo Loco, et le reste des camarades
emprisonnés dans l'Affaire des Bombes; Gabriel Pombo da Silva; Thomas
Meyer-Falk; Marco Camenish; Silvia, Billy et Costa; Braulio Arturo; Walter
Bond; Villarroel et Fuentevilla; Thomas Black et les antifascistes
Anglais; les insurrectionistes Italiens emprisonnés; les Russes et
Bélarusses; les Danois; et tous-tes ceux et celles que nous ne connaissons
pas mais voudrions connaître, parce que nous tous avons choisi ensemble de
naviguer contre notre époque, usant de l'anarchie comme boussole.

Ce qui suit est dédié à nous tous-tes :

Un jour en prison. Deux jours en prison. Trois jours en prison. Un mois en
prison...
La porte s'ouvre et se ferme encore, et s'ouvre et se referme à nouveau.
Un an en prison.
Je veux savoir si les autres pensent à moi autant que je pense à eux. Les
jours ne passent jamais assez vie. Quatre cent quatre-vingt-deux jours en
prison. Quatre cent quatre-vingt-trois de prison. Quatre cent
quatre-vingt... j'ai perdu le compte. Merde. C'est meilleur comme ça.
Compter c'est pas bien en prison. L'arythmétique n'y fait pas de sens de
toute façon.
La prison a sa propre odeur. Une odeur qui t'envahit et te suit partout.
Je ne vais jamais réussir à l'enlever de moi. Hier c'est deux calendriers
qui sont passés. Deux foutues années. J'arrive pas à dormir. J'ai oublié
comment sourire et je ne peux plus faire de rêves, maintenant. « Clink
clink » dans la nuit. Il me réveillent pour une fouille. Vont-ils trouver,
peut-être, mon couteau de fortune? Sept cent cinquante-et-un jours en
prison. Vous êtes satisfaits, chers juges? Porcs. Sept cent cinquante-deux
jours en prison, porcs. Sept cent cinquante-trois flics. Allant et venant,
puis hop je pars. Allant et venant et hop je pars.Ma cellule est trois
mètres par trois. De la fenêtre du deuxième étage je peux voir 20% du ciel
au-dessus du toit du foutu mur de prison. Je marche dans la cour comme un
automate. Je marche des kilomètres dans une cour mesurant seulement
quelques mètres. L'ennui et l'ennui encore. Aujourd'hui j'ai vomi mon âme.
J'ai vomi des barreaux, des murs, de l'isolement solitaire, des années de
prison, des peines judiciaires. J'ai vomi trois ans de prison. Je ne veux
plus jamais compter. Je ferme complètement mes yeux et je pense aux
camarades, qu'ils gardent loin de moi dans d'autres prisons. Je pense aux
feux brûlat des toits de prisons. Je pense à tout ce que la prison a tenté
de me faire oublier. Je pense à un sourire, une caresse, un excursion qui
ne finit pas ici où les murs finissent, un aperçu qui n'est pas pris
derrière les foutus barreaux d'une prison. J'arrête de penser. J'ouvre ma
main. Je regarde la lime de fer que je tiens. Maintenant je sais. Je sais
exactement ce que j'ai à faire. Et on y va, une fois de plus. Cette
fois-ci avec passion. Jusqu'à la fin. Longue vie à l'Anarchie.

- extrait modifié d'un texte signé par J. et V.

LONGUE VIE À LA CONSPIRATION DES CELLULES DE FEU, LONGUE VIE À LA
FÉDÉRATION ANARCHISTE INFORMELLE.

P.S. La présente proposition de publier le pamphlet des Mots
Internationaux de Solidarité avec la Conspiration des cellules de Feu sera
posté à tous les camarades emprisonnés d'à travers le monde. Pour
contrecarrer d'éventuelles difficultés (telles des correspondances
censurées), et à cause du manque d'informations (adresses) sur certains-es
camarades en prison, notre proposition sera aussi postée sur des sites Web
anarchistes. Mais ce qui est crucialement requis est que nos camarades
prisonniers soient informés. Toutes réponses, textes, commentaires et
critiques peuvent être envoyés par email à :

Sinomosiapf@yahoo.gr

ou par la poste à :

P.O. Box 51076
TK 14510 Nea Kifissia
Athens
Greece

- membres de la Conspiration des Cellules de Feu Emprisonnée: Panayiotis
Argyrou, Michalis Nikolopoulos, Giorgos Nikolopoulos, Gerasimos Tsakalos,
Christos Tsakalos, Giorgos Polydoras, Damiano Bolano, Haris
Hatzimichelakis, Olga Economidou

 

από ε 01/10/2011 6:37 μμ.


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Llamamiento de Conspiración de las Células de Fuego a los anarquistas presos

Internacional

La cárcel es el país de prisioneros. Desde aquí dentro queremos mandar nuestros saludos a los compañeros encarcelados en todo el mundo y poner en marcha una propuesta. 
En el país de prisioneros los días van empujando uno al otro lenta e indiferentemente, mientras que por todos lados prevalece el cimiento y un inmenso aburrimiento.
Sin embargo nuestras mentes frecuentemente se están fugando y a escondidas visitan a nuestros hermanos encarcelados en Chile, México, Italia, Alemania, Suiza, Inglaterra, Rusia, Dinamarca y donde más haya gente que están en celdas, pero no se habían olvidado el deseo por la libertad. Compañeros, conversamos con vosotros aunque no hablamos el mismo idioma, nos miramos aunque nunca hemos visto uno al otro, sonriamos aunque no nos conocemos. El enemigo se cree que puede romper nuestra moral cerrándonos, meses y años, en sus celdas. El Poder tiene esperanza que le llegará una declaración de arrepentimiento, una re-negación de acción directa, una revisión de nuestros valores anarquistas. Pero lo único que van a recibir es el desprecio total y nuestra más fuerte rabia. Todos nosotros que hemos asumido la responsabilidad por pertenecer a CCF de la primera fase, esperamos unas sentencias de muchos años, condenados por un sistema a qué hemos declarado la guerra, porque no toleremos que gobierne sobre nuestras vidas. El juicio que se va a montar contra la CCF lo queremos convertir en un juicio contra el sistema.
Tras nuestro discurso y nuestra postura no seremos nosotros quién va a abogar para sí frente a los jueces, sino serán ellos que lo harán, por los crímenes cometidos por el Poder a que sirven.
Al mismo tiempo queremos hacer destacar el mecanismo fascista que fue montado para perseguirnos con colaboración de servicios policiales, judiciales y periodísticos. Un mecanismo que lanzó una sin precedentes campaña anti-anarquista, con el objetivo siendo no sólo nuestro arresto, sino también la creación de un clima de difusión del miedo, en que hasta la posesión de los ya publicados, textos de anarquistas presos, puede llevar a uno delante del fiscal.
Habían precedido muchas detenciones, la emisión de órdenes de busca y captura, la publicación de fotografías de aquellos de nosotros que estaban huidos de la ley, los guiones periodísticos sobre “las conexiones entre todas las organizaciones guerrilleras”, los reportajes sobre “ caja revolucionaria” y sobre nuestra participación en atracos a bancos, las análisis del “perfil psicológico” de cada uno de nosotros hechas por “especialistas” y muchos más manejos metódicos que como objetivo tenían aislarnos moralmente y marginalizar la guerrilla urbana anarquista. 
De esta manera el Estado quiere borrar la opción de acción directa anarquista de la mapa de valores de círculos subversivos. Quiere presentar la acción directa como una decisión hecha en vano, una que te lleva directamente a la cárcel y no cambia nada. Sin embargo, cuando uno decide de elegir la acción directa decide de tomar su vida en sus propias manos. Tras la acción directa rompemos la inmovilidad del pensamiento, cancelamos movimientos pusilánimes y saboteamos a los relojes de la disciplina, creando tiempos y espacios libres dentro del ambiente hostil de la metrópoli. Ahí, donde las cámaras registran nuestros movimientos, los uniformados cerdos policiales observan a nuestras miradas y las pantallas del espectáculo fabrican nuestros deseos, nosotros, una vez más, nos ponemos capuchas. Nuestras manos agarran piedras, molotovs, bombas, pistolas y nos vertemos por las calles en la búsqueda de la libertad. 

Ahora, estando en la cárcel, nunca nos hemos olvidado de esa sensación y a la primera oportunidad haremos otra vez exactamente lo mismo.
Por esto no queremos que en nuestro juicio nos defienda alguien de la conocida camarilla de círculos izquierdistas, intelectuales o profesores de universidad. ¿Qué saben todos esos sobre la aventura de acción directa y las valores que ella tiene? ¿Qué pueden decir los que todo su día pasan bien sentados en sus despachos cómodos, con su cultura izquierdista del salón que cotorrea en contra del sistema, en el momento en que ése sistema mismo los está alimentando?  No, que guarden lejos de nosotros su “sensibilidad” y sus sentimientos de culpa que sienten por haberse vendido al Poder que quiere presentarnos como “jóvenes con inquietudes y sensibilidad social”.
No buscamos simpatías falsas ni apoyo de la Izquierda, al contrario: buscamos cómplices en el mismo crimen, él de lucha por la anarquía y la libertad. No podría haber un lugar más fiable para esta búsqueda nuestra que las cárceles que en el recorrido de muchos compañeros anarquistas constituyen una parada obligatoria.
Por esto compañeros nos dirigimos a vosotros con una propuesta-invitación.
En unos pocos meses se realizará el segundo juicio de CCF. Ya ahora sabemos que se nos condenará y ni por un minuto daremos un paso atrás, y tampoco bajaremos nuestra cabeza o nuestra voz para así beneficiarnos de alguna “circunstancia atenuante”.

Por esto no puede haber uno mejor y más fuerte discurso de defensa que la vuestra propia voz compañeros. Es de vuestras expresiones de solidaridad y tras ataques realizados por grupos anarquistas de acción directa, de dónde tomamos el valor al mirar directamente a los ojos de nuestros perseguidores. Es algo que seguramente también vosotros habéis sentido, encarcelados en otros países y pagando el mismo precio por nuestra pasión común por la libertad. Más en concreto, lo que estamos pensando y proponemos es editar, a la vista del juicio, un folleto con su contenido siendo vuestras internacionales palabras solidarias con el caso de CCF.
Al mismo tiempo nos gustaría, puesto que para nosotros la solidaridad es un concepto reciproco, si los de vosotros que deseen de expresarla, así dándonos la fuerza y el apoyo, lo acompañarían con un texto introductorio que habla del caso de cada uno de vosotros.  De esta manera, tras folleto que queremos editar, incluiremos también la presentación de los casos de cada uno de vosotros, así trayendo vuestra propia experiencia de lucha a Grecia y a todos otros países en que se distribuirá esa publicación. De este modo se crean nuevas oportunidades para instigar las hostilidades con el sistema como parte de solidaridad internacional. 
Todos juntos construiremos una experiencia internacional de la lucha, que va más allá de nuestro caso en concreto, puesto que no percibimos la CCF como una simple firma de una organización, sino como un estado que describe y compone las características y el trayecto de lucha anarquista que llevamos a cabo, parte de cual es también nuestro paso por la cárcel.  Se trata de una experiencia que queremos compartir con todos vosotros, compañeros que se encuentran prisioneros en los manos del Estado, y al mismo tiempo se trata de una propuesta tras cual también nosotros podremos ser cómplices de vuestras experiencias. 
Así se hace posible llegar, dentro de los internacionales círculos anarquistas, a un nivel de unidad y coordinación que no sea vago sino esencial.  El contacto entre compañeros presos al nivel internacional convierte la solidaridad en un taller revolucionario que da a conocer diferentes percepciones que configuran un conjunto frente de acción anarquista. Ese primer conocimiento entre nosotros es capaz de crear pre-condiciones para que se abriese un dialogo internacional, tanto entre nosotros presos como también con y entre compañeros que están fuera de los muros carcelarios, un dialogo en que se van a debatir percepciones y análisis particulares de cada uno, así promulgando unas coordinadas acciones del ataque contra el Estado. Naturalmente sin que eso significaría la fusión o arrasamiento de diferentes opiniones.
Además, estas diferencias no pueden y no tienen por qué ser obstáculo en un reciproco apoyo.
Se trata del intento de pasar de la simpatía que, tras cartas y reciprocas referencias en los textos se había desarrollado entre nosotros, a la coordinación internacional. Se trata de hacernos cómplices montando juntos la Internacional Negra de anarquistas presos y apoyando, los que lo deseen, la propuesta de compañeros italianos sobre el refuerzo y ampliación de la Federación Anarquista Internacional/Frente Revolucionario Internacional. Las potencialidades que abre esa apuesta son enormes, ya que se trata de un proceso de agudización de hostilidades entre anarquistas revolucionarios y el sistema.
Vale la pena imaginarnos la fuerza que está adquiriendo una movida si, por ejemplo, empieza en las cárceles chilenas, cruza las fronteras y llega hasta las celdas de Grecia. De este modo, desde las cárceles se puede llamar a una campaña internacional de solidaridad, como ya ocurrió en el pasado cuando se trataba de apoyo al compañero Gabriel Pombo da Silva.
Al mismo tiempo, la creación de una autónoma red de comunicación entre los presos, crea unas adecuadas pre-condiciones para la existencia de un permanente fluyo de información sobre lo que pasa en cada cárcel, las condiciones de encierro, los juicios que vienen, las sentencias que sean dictadas, y luego la preparación de un plan de contraataque por los compañeros que están fuera de la cárcel.  Por cada condena al compañero, por cada castigo disciplinario, por cada prohibición de correspondencia o de visitas, por cada traslado vengativo: ningún carcelero, ninguna embajada y ninguna policía debe que sentirse segura. Cuando la potencialidad de comunicación pase a los manos de presos, por todos lados habrá compañeros decididos de responder con su acción, con sabotaje y fuego. La propuesta de editar el folleto “ Palabras internacionales solidarias con CCF” la consideramos como un primer paso hacia esta dirección. Seguramente habrá muchos pasos más que seguirán, simplemente de algún punto se tiene que empezar.

Acabando, saludamos y estamos a lado, tanto con nuestros pensamientos como corazones, de los compañeros en Chile acusados por el “caso bombas” y de la compañera Tamara que se enfrenta a la persecución del Estado por enviar un paquete-bomba.

De las cárceles de Grecia mandamos señales de fuego y anarquía a Monica Caballero, Andrea Urzua, Viejo Loco y los demás compañeros acusados en el “caso bombas”, a Gabriel Pombo da Silva, a Thomas Meyer-Falk, a Marco Camenish, a Silvia, Billy y Costa, a Braulio y Arturo, a Walter Bond, a Villaroel y Fuentevilla, a Thomas Black y a los antifascistas ingleses, a los encarcelados insureccionalistas italianos, a los rusos y bielorusos, a los daneses y a todos quienes hemos olvidado o simplemente no sabemos sus nombres y los queremos conocer, porque todos juntos hemos elegido de andar en contra de nuestra época teniendo la anarquía por brújula.

A todos nosotros dedicamos el siguiente fragmento:

“ Un día de cárcel. Dos días de cárcel. Tres días de cárcel. Un mes de cárcel.

La puerta se cierra y se abre, se cierra y se abre de nuevo. Tres meses de cárcel. Pasó un año de cárcel. Vete a saber si los otros están pensando sobre mi tanto como yo pienso sobre ellos. Hoy el día no corre para nada. Cuatrocientos ochenta dos días de cárcel. Cuatrocientos ochenta tres días de cárcel. Cuatrocientos ochenta...perdí las cuentas. Joder...mejor así, en la cárcel no está bien hacer cuentas. Los cálculos no tienen sentido ninguno. La cárcel tiene su propio olor. Un olor que se te echa encima y te sigue. Vamos, nunca lograré de sacármelo. Ayer acabé dos calendarios en la cárcel. Pasaron dos jodidos años. No me pilla el sueño. Me había olvidado reírme y ya no puedo soñar. “Clinc, clinc” por la noche. Me levantan para registrar. ¿Acaso encontrarán a los cuchillos? Setecientos cincuenta uno días de cárcel. ¿Sois satisfechos mis queridos jueces? Cerdos. Setecientos cincuenta dos días de cárcel, cerdos. Setecientos cincuenta tres cerdos. Venga va y me voy a salir. Venga va y me voy a salir. Mi celda tiene tres metros por tres metros. Desde la ventana de primera planta veo 20 % del cielo por encima del jodido muro de la cárcel. Camino automáticamente por el patio. Hice kilómetros en un patio de pocos metros. Aburrimiento y otra vez aburrimiento. Hoy había vomitado mi propia alma. Había vomitado rejas, muros, aislamientos, años de cárcel, sentencias judiciales. Había vomitado tres años de cárcel. No quiero contar más. Cierro mis ojos totalmente y pienso. Pienso sobre mis compañeros que les tienen lejos de mi, en otras cárceles. Pienso sobre los fuegos en los techos de cárceles. Pienso sobre todo lo que intentó de hacerme olvidar. Pienso sobre una risa, una caricia, una vuelta que no se termina ahí donde termina el muro, una mirada que no sea aprisionada detrás de las rejas de la jodida cárcel. Dejo de pensar. Abro mi mano. Miro la lima que tengo. Ahora sé. Sé exactamente qué tengo que hacer. Vamos, una vez más. Con más fuerza ésta vez. Hasta el fin. Viva la Anarquía.”

(Un alterado fragmento del texto firmado con “J. y V.”)

VIVA LA CONSPIRACIÓN DE CÉLULAS DEL FUEGO-VIVA LA FEDERACIÓN ANARQUISTA INFORMAL/FRENTE REVOLUCIONARIO INTERNACIONAL

PS. La presente propuesta de edición de folleto “ Palabras internacionales solidarias con CCF “ será enviada por correo a todos los compañeros encarcelados en todo el mundo. Para contrarrestar a las posible dificultades (censura de correspondencia), como también debido a la falta de información respecto a algunos compañeros presos (desconocimiento de la dirección de correo de la cárcel) nuestra propuesta será colgada en las páginas anarquistas de Internet. Los que les interesa y tienen ganas, que informasen ellos mismos a los compañeros prisioneros. Todas las respuestas, textos y comentarios/críticas las pueden enviar al apartado de correos:


Post Box 51076


T.K. 14510 Nea Kifissia


Athens
Greece 

y al mail:


sinomosia_pf@yahoo.gr

Los miembros encarcelados de CCF:


Argyrou Panagiotis

Nikolopoulos Mihalis

Nikolopoulos Giorgos

Tsakalos Gerasimos 

Tsakalos Hristos

Polydoros Giorgos

Bolano Damianos

Hadzimihelakis Haris 

Ikonomidou Olga

 

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